RÉPONSE :

Tout d’abord, une remarque préliminaire : il convient d’éviter un nom de liste neutre, passe-partout, qui pourrait aussi bien être choisi par un candidat de gauche, de droite ou du centre et même d’extrême gauche ou d’extrême droite. Le nom de la liste doit exprimer dans la mesure du possible notre projet politique pour la ville de telle sorte qu’un adversaire ne puisse le « chiper » sans se renier lui-même.

Cela dit il peut être pertinent de protéger le nom de la liste, mais pratiquement comment faire ? Déposer la propriété intellectuelle de ce nom semble disproportionné pour une simple élection municipale (sauf peut-être dans les très grandes villes). Et cette disproportion manifeste permet aussi de douter que la dépense afférente soit acceptée dans le compte de campagne par la CNCCFP (il ne semble pas qu’il y ait eu de précédent).

La difficulté vient de ce qu’on ne peut déclarer la liste qu’à partir du 24 février 2020 et qu’on ne peut être totalement certain d’être le premier à déclarer.

En revanche, on peut recueillir des fonds et engager des dépenses dès le 1erseptembre 2019, ce qui justifie pleinement d’avoir déclaré à la préfecture son mandataire financier (ou association de financement) quelques jours avant ce 1erseptembre. La déclaration de mandataire financier se fait à la même préfecture où se fera ensuite, en février 2020, la déclaration de candidature elle-même.

Il suffit alors de mentionner explicitement le nom de la liste dans cette déclaration de mandataire financier pour bénéficier de l’antériorité sur tous ceux qui feront la même déclaration ensuite. S’il apparait à cette occasion que le nom de la liste était déjà pris par un adversaire, cela ne tire pas à conséquence, puisque par définition, avant le 1erseptembre 2019 on n’aura encore fait aucune propagande pour le nom de la liste.

RÉPONSE : S’il vous propose d’entrer sur sa liste c’est probablement qu’il partage un certain nombre de convictions avec vous et qu’il estime que votre présence sera utile au succès de la liste. En dehors des têtes de listes et dans les grandes communes, les candidats ne sont pas toujours membres de partis politiques, il n’est donc pas nécessaire d’adhérer aux Républicains. Si le candidat vous en fait une obligation c’est une exigence qui, de fait, limitera votre liberté de parole et votre indépendance au sein du Conseil Municipal  et donc votre capacité à défendre les valeurs chrétiennes pour lesquelles vous envisagez de vous engager.

RÉPONSE : L’engagement dans un conseil municipal suppose en effet un minimum de temps à consacrer au service de la commune.

Cependant ce temps dépendra essentiellement des fonctions que vous y exercerez. Il vous est possible aussi de l’adapter à votre disponibilité.

  • Simple conseiller municipal le temps à y consacrer peut se limiter à des réunions du conseil municipal une ou deux fois par mois (variable selon la taille de la commune).
  • A cela peuvent s’ajouter des responsabilités au sein de commissions municipales et/ou de délégations dans des organismes intercommunaux ;
  • Les adjoints et le maire doivent disposer de suffisamment temps à consacrer à leurs fonctions électives, cela peut aller d’un mi-temps à un temps plein.

Quel que soit votre choix et  quelles que soient les responsabilités que vous prendrez, il faudra alors  tenir vos engagements avec sérieux et régularité vous serez aussi jugé sur cela, votre action et vos avis en seront d’autant plus appréciés et écoutés.

RÉPONSE : Un conseiller municipal n’est jamais tenu de voter les propositions du maire et/ou de la majorité. Cependant, il est nécessaire d’assurer la cohérence de la majorité du Conseil et l’opposition ne doit être manifestée que rarement et que sur des questions graves, en particulier celles qui peuvent toucher aux valeurs chrétiennes.

Si je suis en désaccord avec lui, comment puis-je manifester ma divergence de point de vue ?

RÉPONSE : Si dès le départ vous avez annoncé au maire les valeurs pour lesquelles vous vous êtes engagé, il sera facile d’exprimer votre désaccord si cela est nécessaire. Il est toujours préférable, lorsque cela est possible, de faire connaître son opposition avant que la question ne vienne en séance publique. Cela peut permettre au Maire de renoncer ou de tenir compte de votre avis. Si celui-ci n’a pas « amendé » sa position et que des raisons graves vous amènent à vous y opposer vous devez manifester votre point de vue en séance du conseil. Une prise de position différente, bien étayée, présentée avec pondération, prudence et de bienveillance sera entendue même si vous n’obtenez pas gain de cause et peut en amener d’autres à s’y associer.

RÉPONSE : Une liste apolitique est une liste dont les membres n’appartiennent pas à un parti politique organisé, l’engagement que nous soutenons n’est pas celui d’un parti politique il n’est donc pas contradictoire avec le caractère apolitique de la liste, il consiste essentiellement à vouloir mettre en œuvre, autant que faire se peut, les valeurs chrétiennes dans notre action politique au service de la commune.

Comme il ne manquera pas d’y avoir des sujets de divergence plus ou moins graves au cours du mandat, en raison précisément des valeurs qui fondent l’action, il est préférable d’annoncer  d’emblée à la tête de liste les valeurs auxquelles vous tenez et qui  seront le fil conducteur de votre participation à l’action municipale.