Définitions 

Régional : tout ce qui a trait à la région.

Régionaliste : tout ce qui renforce la réalité régionale et l’attachement à son histoire, son identité, sa mémoire, sa culture.

Attention : ne pas entendre « région » au sens administratif français (les 22 régions d’hier, les 18 d’aujourd’hui).

En fait, dans le cas français, le régionalisme renvoie à un ou des niveaux territoriaux situés entre le niveau national et le niveau communal : il peut donc s’agir d’un pays (au sens de territoire supra-communal : Pays de Caux, Pays Basque), d’un département, d’une région, d’une province, ou, le plus souvent, d’une combinaison de ces périmètres territoriaux. On peut parler communément de « province d’Ancien-Régime », de « région historique » (par opposition à « région administrative »).

Enjeux

  • en soi : ces régions historiques correspondent à une réalité à la fois historique et géographique, voire linguistique, et donc culturelle ; elles ont acquis à ces divers titres une légitimité ;
  • par rapport à l’Etat : elles constituent des échelons intermédiaires par rapport à l’Etat, donc infra-étatiques, et elles sont d’autant plus stratégiques dans le cas français d’un Etat centralisé et d’esprit jacobin ;
  • par rapport à la commune : elles correspondent à un échelon supra-communal et permettent de le dépasser utilement, d’une part dans le cas de petites communes ne constituant pas à elles seules des bassins de vie, d’autre part dans le cas des agglomérations qui sont purement citadines par définition ;
  • par rapport à l’intercommunalité : il s’agit là d’un échelon d’abord fonctionnel, souvent dépourvu d’identité, notamment du fait de sa création récente et sans prise en compte systématique de l’histoire.

Actions

  • Défendre le régionalisme: l’identité locale, régionale, la culture locale, régionale, sont à défendre à un double titre : contre la tentation du repli sur soi, sur un échelon minimaliste, communal ou inter-communal ; contre les tentatives récurrentes de l’Etat central de gommer les spécificités et d’uniformiser les nuances régionales, locales ; on pourrait ajouter contre la connivence/collusion jacobine et européiste de promouvoir de grandes régions administratives artificielles menaçant à la fois les identités régionales et l’Etat national, sans pour autant verser dans l’indépendantisme : s’en tenir au plus à la revendication de plus d’autonomie.
  • Promouvoir le régionalisme : la meilleure défense, c’est encore la promotion de tout ce qui constitue l’identité régionale : la célébration des hauts faits du passé, la mémoire des personnages historiques, les traditions diverses dont celles religieuses (saints locaux, pèlerinages, fêtes patronales), l’habitat, les monuments, le drapeau, le foklore, la gastronomie, la littérature, la langue ou le parler éventuellement ; tout cela est parfois très imbriqué, comme on le voit dans le cas actuel de la Saint-Médard de Salency (Oise). Donc, soutenir et renforcer l’existant, relancer ce qui a été abandonné, lancer des actions nouvelles.

Moyens

  • être curieux de cette identité et de cette culture régionalistes : apprendre l’histoire de sa région, de sa commune, en connaitre les principaux faits (événements, dates) et personnages, connaitre quelques expressions locales, quelques traits typiques de son folklore (cuisine, vins, chansons, danses, musiques, etc.).
  • acquérir une sorte de réflexe pour rattacher les actions politiques aux enjeux régionalistes ; ex : réfection de la mairie ou d’un bâtiment public : prévoir le drapeau ou les signes régionalistes ; susciter la création d’un blason de la commune ou favoriser l’utilisation de celui existant ; dans les discours, se situer comme Français, de telle région historique, de telle commune …
  • dans les programmes culturels, rechercher ce qui rappelle le passé de la région : musique, chants, théâtre, artisanat local

dépliant touristique : dans la présentation de la commune et ses richesses rappeler le cadre historique et régional au sein duquel elle a traversé les âges